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dimanche 4 mai 2008

Le Code: Kennery ne savait pas

Ryan Kennery me confirme au téléphone que le code de conduite personnelle n'était pas à l'ordre du jour lors de la retraite des membres du BDG en novembre dernier.

Il aurait été mis au courant de l'ébauche en même temps que plusieurs autres étudiants via un groupe Facebook. Or ni lui, ni sa collègue Julia Morris n'ont été consulté avant la récente sortie de l'ébauche.

Kennery se défend en spécifiant qu'il était à son avis plus sage que l'administration consulte les syndicats étudiants sur le campus avant d'en informer les représentants étudiants sur le BDG.

Le principal concerné soutient par ailleurs qu'il existe d'importantes failles dans la présente ébauche et espère que le sujet sera discuté lors de la prochaine rencontre du BDG prévue pour le 26 mai prochain. Il affirme aussi vouloir être plus actif dans la continuation de son mandat l'an prochain en poussant pour la création de deux nouveaux sièges étudiants à la table du BDG.

Donc, l'instance suprême de l'Université s'est abstenue de discuter du code de conduite avec ses membres tout en sachant pertinemment qu'une ébauche allait être proposée à la communauté universitaire durant l'année avec toute la vague de protestations qui allait inévitablement en découler.

Déficit démocratique ou mesure de précaution?

vendredi 2 mai 2008

Le code: Kennery savait-il?

Selon une source, Ryan Kennery, étudiant siégeant à la table du Bureau des gouverneurs (BDG) de l'Université, aurait été informé de la rédaction de l'ébauche du code de conduite personnelle en novembre dernier durant la retraite annuelle des membres du BDG.

Voilà une rumeur assez accablante pour celui qui s'était fait sermonné à l'issue de leur dernière rencontre pour ne pas avoir demandé à ce qu'on laisse entrer la vingtaine d'étudiants dont l'accès était bloqué aux portes de la salle du Sénat.

Kennery n'a pas encore répondu à notre demande d'entrevue. On lui laisse donc le bénéfice du doute. Le BDG aurait par exemple pu commettre l'odieux de ne pas en discuter en sa présence.

Peu importe la vérité, quelqu'un n'a manifestement pas fait son travail. Ou bien Kennery a négligé son devoir de représenter les étudiants, ou alors il y a bien eu une nuit des longs couteaux à la dernière retraite des membres du BDG.

mercredi 30 avril 2008

Le Code: SCFP2626; deux poids, deux mesures

C'est au tour du syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) de réagir à l'ébauche du code de conduite personnelle récemment proposée par l'Université.

Le comité chargé de rédiger l'ébauche n'aurait pas consulté les cinq unités syndicales présentes à l'Université et ce, au grand dam du SCFP2626, l'unité syndicale représentant plus de 3000 étudiants employés à l'Université d'Ottawa dont les assistants de recherche, les assistants de cours, les correcteurs et les surveillants de laboratoire.

Dans une entrevue pour l'émission hebdomadaire l'Antenne d'Ivoire, diffusée sur les ondes de CHUO 89.1 FM, deux représentants du syndicat ont vertement critiqué l'absence de consultation dans le processus de rédaction du code de conduite: « Tout ce qui touche les étudiants touche nos membres (...) l'Université semble nous dire finalement que les travailleurs ne sont pas si égaux que ça et que si vous êtes étudiants, on peut s'en permettre davantage et si vous êtes employé de l'Université sans être étudiants vous pouvez vous en sortir plus facilement», déplorait Olivier Desharnais-Roy, membres du comité exécutif de SCFP2626.

Clairement, on peut se poser la question à savoir si l'Université a considéré à un seul moment durant la rédaction de l'ébauche s'il existait sur le campus des étudiants syndiqués sous la couverture d'une convention collective.

L'absence de clarifications sur cette spécificité dans le code de conduite pourrait, dans l'éventualité où un membre serait sanctionné par le code, priver le syndicat de son droit de débrayer... ou du moins, l'Université pourrait arbitrairement choisir quel chapeau elle souhaite mettre à l'étudiant concerné (celui d'élève ou celui de travailleur).

Bref, c'est du deux poids, deux mesures... sans changement apporté au code, les étudiants syndiqués sur le campus frapperont un mur en septembre prochain.

lundi 28 avril 2008

Situation préoccupante à l'U de T

Selon un récent communiqué de la coalition fightfees, plusieurs étudiants seraient présentement victimes d'une "campagne d'intimidation" entreprise par l'Université de Toronto de connivence avec la police provinciale.

L'affaire survient à la suite d'un sit-in organisé par une trentaine d'étudiants en mars dernier pour protester contre une importante hausse de frais de scolarité. Les agissements de 12 étudiants seraient actuellement sous enquête en vertu du code de conduite personnelle de l'institution. La police communautaire de l'Université se serait aussi mêlée du dossier de façon assez préoccupante, allant jusqu'à suivre des étudiants à l'extérieur du campus.

La nouvelle fait des vagues et soulève, évidemment, certaines questions par rapport à l'ébauche du code de conduite à l'Université d'Ottawa et son application.

L'une des requêtes de la contre-proposition de la FÉUO consiste à adopter une déclaration des droits des étudiants pour justement éviter ces genres de débordements. Celle-ci incluerait notamment le droit à la liberté d'expression et d'association. Cette revendication m'apparaissait à piori inutile puisqu'elle reprend des droits déjà contenus dans la Charte canadienne des droits et libertés. Des droits reconnus de tous et qui s'appliquent à tout citoyen, étudiant ou pas.

Voyant ce qui se trame à l'U de Toronto, la question est maintenant tout à fait à propos: une charte des droits pour les étudiants aurait-elle une véritable influence du point de vue juridique? Permettez-moi d'en douter. N'empêche que du point de vue politique, elle donnerait assurément un rapport de force beaucoup plus intéressant pour les étudiants.

Fait intéressant, plusieurs formulations du code de conduite de l'U de Toronto ont été reproduites dans l'ébauche de celui de l'U d'Ottawa.
Photo par Edward Wong

samedi 26 avril 2008

Le Code: Queen's va de l'avant

Jeudi le 24 avril dernier, le Sénat de l'Université Queen's a adopté une version révisée de son code de conduite personnel. Plusieurs des 13 amendements proposés par certains représentants étudiants ont été apportés à la nouvelle version du code.

Quenn's s'était elle aussi heurtée au mécontentement étudiant en octobre dernier après que le comité de discpline du Sénat ait proposé une première ébauche .

vendredi 25 avril 2008

Instigateurs ou protecteurs?

La pétition comportant au-delà de 2000 signatures d'étudiants mécontents du code proposé par l'Université d'Ottawa s'est bien promenée cet après-midi. Lancée par des représentants de la FÉUO à l'étage où se trouvent les bureaux de l'administration, elle a ensuite été réenvoyée aux étudiants à l'aide d'un coup de pied par un agent du Service de protection. Inévitablement, l'insatisfaction s'est accrue et la pétition s'est à nouveau retrouvée au deuxième étage de Tabaret. Il est alors légitime de se poser la question suivante: Quel est le rôle joué par le Service en ce moment?

Observations: Alors qu'aucun agent se trouvait parmi les étudiants, du moins, pas en uniforme, dans les bureaux de l'administration, ils étaient nombreux. De plus, la péripétie de la pétition aurait pu être un déclencheur d'animosité. Bien que la manifestation se soit déroulée pacifiquement, un tel incident aurait pu causer des problèmes. Et ce, à cause d'un geste posé par le Service de protection qui a préféré rester embarrée du coté de la haute direction au lieu de veiller au bon déroulement de la manifestation.

Le Service de protection devient malheureusement de plus en plus distant des étudiants. Lors d'une demande d'entrevue, La Rotonde s'est rendue compte que le Service n'accorde plus des entrevues aux journaux étudiants en personne, uniquement par courriel - ce qui cause un malaise parmi les journalistes. De plus son rôle parmi la communauté devient de plus en plus ambigu. L'incident survenu cet après midi le prouve.
Instigateurs ou protecteurs?

Photo par Jason A. Chiu

ps - En passant, est-ce que ceci va à l'encontre de la réputation de l'Université? Est-ce que La Rotonde pourrait avoir des problèmes à partir de septembre 2008?

Mise à jour 23h16: Maclean's OnCampus continue de couvrir la campagne "On décode", voir ici et ici.

Un mois pour Patry...et après?


Le mandat de Gilles Patry arrive à échéance le 30 juin prochain. Plusieurs candidats ont été pressentis pour lui succéder à la tête de l'Université. Citons ici John McCallum, ancien ministre libéral et Benoît Pelletier, actuel ministre dans le cabinet de Jean Charest. Tous ont décliné les offres.

J'en discutais avec une étudiante durant la manif de cet après-midi... N'y a-t-il pas là quelque chose d'inquiétant de voir qu'aucun candidat n'est présentement sélectionné pour le rectorat l'an prochain? La question est d'autant plus préoccupante puisqu'elle risque d'avoir un impact direct sur la version finale du code de conduite personnel qui sera présentée au Bureau des gouverneurs et au Sénat de l'Université en automne prochain.

Des rumeurs circulent voulant que ce soit Robert Major, actuel vice-recteur aux études, qui sera nommé recteur par intérim.

Photo par Jason A. Chiu

Contre-proposition de la FÉUO

Voici la contre-proposition présentée aujourd'hui par la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa :

- Rejeter l'idée d'un Code de conduite personnelle des étudiants;

- Créer un poste d'ombudsman, agissant comme instance impartiale de résolution des plaintes;

- Étendre le Règlement 110, qui protège les étudiants diplômés contre la discrimination et le harcèlement psychologique, aux étudiants de premier cycle, par souci d'équité;

- Adopter une déclaration des droits des étudiants, qui incluerait le droit à une éducation de qualité, la liberté d'expression et la liberté d'association;

- Faire en sorte que l'adoption ou la modification de toute politique affectant les droits étudiants soit négociée avec les associations étudiantes et approuvée démocratiquement par les étudiants.

Rappelons également que la création d'un poste d'ombusman avait fait l'objet d'un référendum auprès des membres de la FÉUO en février dernier, lesquels s'étaient majoritairement prononcé en faveur.

Photo par Jason A. Chiu

Manisfestation étudiante au pavillon Tabaret

La Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FÉUO) et l'Association des étudiants diplômés (GSAÉD) présentaient aujourd'hui une contre-proposition à l'Administration. Pour l'occasion, environ 300 étudiants ont répondu à l'appel de la Coalition contre le code étudiant et se sont rassemblés devant le pavillon Tabaret.


Mireille Gervais, coordonnatrice du Centre de recours étudiant de la FÉUO, et Federico Carvajal, vice-président aux services de la GSAÉD, ont pris la parole pour appeler au rejet du projet de code de conduite et s'opposer à une simple révision de celui-ci.


Les étudiants ont par la suite envahi les trois étages du pavillon Tabaret, alors que des membres du Ottawa Music Collective prenaient place sous la rotonde. Victor Simon, vice-recteur aux ressources, a par ailleurs fait une brève apparition, se faufilant à travers le groupe de manifestants pour rejoindre le bureau du recteur Gilles Patry.

La foule s'est finalement dispersée vers 14h30. Le Service de protection n'a pas eu à intervenir, bien que quelques agents supplémentaires aient été appelés au deuxième étage par mesure de prévention. Les examens qui se déroulaient au troisième étage ont toutefois été perturbés, menant à des changements de salle.

Photos par Jason A. Chiu

Le Code: La Rotonde rencontre Feldthusen

« Avec du recul, ce n’était pas une bonne idée de soumettre l’ébauche du code pendant la période d’examen », c’est ce qu’avait à dire Bruce Feldthusen, vice-recteur aux relations universitaires, lorsque La Rotonde lui a demandé dans une entrevue s’il était surpris de la réaction des étudiants. Une déclaration qui contredit son collègue Robert Major, vice-recteur aux études, qui, lors d’une entrevue pour Le Droit, a ironisé sur l’inexistence de moment approprié durant l’année scolaire pour proposer aux étudiants des projets comme le code de conduite.

Autre fait saillant, Feldthusen laisse entendre que le bureau de Pamela Harrod travaille présentement sur deux changements majeurs qui seront apportés au code. Le premier viserait à clarifier les articles susceptibles de porter atteinte à la liberté d’expression et le deuxième, à changer le processus d’audition et d’appel, dont la composition des comités relève exclusivement du bureau des gouverneurs.

« Je dois dire que personnellement, ce n’est pas nécessaire. Il y a d’autres possibilités et moi je suis prêt à discuter. Par exemple, on pourrait rajouter un étudiant dans le processus de formation des comités », affirme le vice-recteur lorsqu'on lui demande ce qu'il pense des pouvoirs extraordinaires que se donnerait le Conseil d'administration de l'Université dans la composition des comités d'audience et d'appel.

En réaction à l’éditorial du Droit, le vice-recteur dit que « c’était très amusant de voir que Pierre Jury faisait mieux quand il écrivait sur les restaurants ».

Pour Feldthusen, pas de doute, l’Université aura un code de conduite l’an prochain : « Non, on n’abandonnera pas l’idée du code de conduite. Il y a des étudiants et des professeurs qui l’appuient. Je n’ai aucun doute que nous aurons un code de conduite à l’automne et je n’ai aucun doute qu’il sera meilleur que cette année ».

Photo par Jason A. Chiu

jeudi 24 avril 2008

Un code de conduite à la faculté de médecine?


La faculté de médecine serait la seule faculté à l'Université d'Ottawa qui détiendrait une « déclaration de professionnalisme ». Une sorte de version contemporaine du serment d'hippocrate traditionnellement prêté par les médecins en Occident.

Le Code: vendredi, 13h00, devant Tabaret

Pour le moment, 445 étudiants ont confirmé leur présence......beau rassemblement en perspective.

Sous l'impulsion du code de conduite

Suite aux remous suscités par la divulgation de l'ébauche du code de conduite personnelle à l'Université d'Ottawa, La Rotonde, le journal étudiant de l'Université d'Ottawa, a décidé de tenir un blogue pour l'été.

Aux dernières nouvelles, l'Université faisait marche arrière dans le processus d'adoption du code de conduite, lequel, croyait-on, devait être présenté au Bureau des gouverneurs et au Sénat au cours du mois de mai prochain. Dans un courriel envoyé à l'ensemble du corps étudiant le 17 avril dernier, l'Université précisait que la version définitive du code serait présentée aux deux instances à l'automne 2008 par souci de consulter les étudiants préoccupés par cette nouvelle mesure. La période de consultation auprès des étudiants initialement prévue jusqu'à la fin du mois d'avril a également été prolongée jusqu'en septembre prochain.

L'ébauche qui avait été soumise la semaine dernière à Pam Hrick et Marc Doumit, présidant respectivement la FÉUO et de la GSAÉD, avait vite fait de se retrouver entre les mains de toute la communauté universitaire. Plusieurs étudiants ont vivement condamné le contenu du document, jugeant qu'il portait atteinte à la liberté d'expression et au droit de manifester. Nombreux parmi eux entendent toujours faire valoir leur mécontentement avant son adoption.

Une couverture complète des évènements disponible sur le site du Mcleans.

Photo par Jason A. Chiu, La Rotonde