dimanche 4 mai 2008
Le Code: Kennery ne savait pas
Il aurait été mis au courant de l'ébauche en même temps que plusieurs autres étudiants via un groupe Facebook. Or ni lui, ni sa collègue Julia Morris n'ont été consulté avant la récente sortie de l'ébauche.
Kennery se défend en spécifiant qu'il était à son avis plus sage que l'administration consulte les syndicats étudiants sur le campus avant d'en informer les représentants étudiants sur le BDG.
Le principal concerné soutient par ailleurs qu'il existe d'importantes failles dans la présente ébauche et espère que le sujet sera discuté lors de la prochaine rencontre du BDG prévue pour le 26 mai prochain. Il affirme aussi vouloir être plus actif dans la continuation de son mandat l'an prochain en poussant pour la création de deux nouveaux sièges étudiants à la table du BDG.
Donc, l'instance suprême de l'Université s'est abstenue de discuter du code de conduite avec ses membres tout en sachant pertinemment qu'une ébauche allait être proposée à la communauté universitaire durant l'année avec toute la vague de protestations qui allait inévitablement en découler.
Déficit démocratique ou mesure de précaution?
vendredi 2 mai 2008
Le code: Kennery savait-il?
mercredi 30 avril 2008
Le Code: SCFP2626; deux poids, deux mesures
Le comité chargé de rédiger l'ébauche n'aurait pas consulté les cinq unités syndicales présentes à l'Université et ce, au grand dam du SCFP2626, l'unité syndicale représentant plus de 3000 étudiants employés à l'Université d'Ottawa dont les assistants de recherche, les assistants de cours, les correcteurs et les surveillants de laboratoire.
Dans une entrevue pour l'émission hebdomadaire l'Antenne d'Ivoire, diffusée sur les ondes de CHUO 89.1 FM, deux représentants du syndicat ont vertement critiqué l'absence de consultation dans le processus de rédaction du code de conduite: « Tout ce qui touche les étudiants touche nos membres (...) l'Université semble nous dire finalement que les travailleurs ne sont pas si égaux que ça et que si vous êtes étudiants, on peut s'en permettre davantage et si vous êtes employé de l'Université sans être étudiants vous pouvez vous en sortir plus facilement», déplorait Olivier Desharnais-Roy, membres du comité exécutif de SCFP2626.
Clairement, on peut se poser la question à savoir si l'Université a considéré à un seul moment durant la rédaction de l'ébauche s'il existait sur le campus des étudiants syndiqués sous la couverture d'une convention collective.
L'absence de clarifications sur cette spécificité dans le code de conduite pourrait, dans l'éventualité où un membre serait sanctionné par le code, priver le syndicat de son droit de débrayer... ou du moins, l'Université pourrait arbitrairement choisir quel chapeau elle souhaite mettre à l'étudiant concerné (celui d'élève ou celui de travailleur).
Bref, c'est du deux poids, deux mesures... sans changement apporté au code, les étudiants syndiqués sur le campus frapperont un mur en septembre prochain.
lundi 28 avril 2008
Situation préoccupante à l'U de T
L'affaire survient à la suite d'un sit-in organisé par une trentaine d'étudiants en mars dernier pour protester contre une importante hausse de frais de scolarité. Les agissements de 12 étudiants seraient actuellement sous enquête en vertu du code de conduite personnelle de l'institution. La police communautaire de l'Université se serait aussi mêlée du dossier de façon assez préoccupante, allant jusqu'à suivre des étudiants à l'extérieur du campus.
La nouvelle fait des vagues et soulève, évidemment, certaines questions par rapport à l'ébauche du code de conduite à l'Université d'Ottawa et son application.
L'une des requêtes de la contre-proposition de la FÉUO consiste à adopter une déclaration des droits des étudiants pour justement éviter ces genres de débordements. Celle-ci incluerait notamment le droit à la liberté d'expression et d'association. Cette revendication m'apparaissait à piori inutile puisqu'elle reprend des droits déjà contenus dans la Charte canadienne des droits et libertés. Des droits reconnus de tous et qui s'appliquent à tout citoyen, étudiant ou pas.
Voyant ce qui se trame à l'U de Toronto, la question est maintenant tout à fait à propos: une charte des droits pour les étudiants aurait-elle une véritable influence du point de vue juridique? Permettez-moi d'en douter. N'empêche que du point de vue politique, elle donnerait assurément un rapport de force beaucoup plus intéressant pour les étudiants.
Fait intéressant, plusieurs formulations du code de conduite de l'U de Toronto ont été reproduites dans l'ébauche de celui de l'U d'Ottawa.
samedi 26 avril 2008
Le Code: Queen's va de l'avant
Quenn's s'était elle aussi heurtée au mécontentement étudiant en octobre dernier après que le comité de discpline du Sénat ait proposé une première ébauche .
vendredi 25 avril 2008
Instigateurs ou protecteurs?

Observations: Alors qu'aucun agent se trouvait parmi les étudiants, du moins, pas en uniforme, dans les bureaux de l'administration, ils étaient nombreux. De plus, la péripétie de la pétition aurait pu être un déclencheur d'animosité. Bien que la manifestation se soit déroulée pacifiquement, un tel incident aurait pu causer des problèmes. Et ce, à cause d'un geste posé par le Service de protection qui a préféré rester embarrée du coté de la haute direction au lieu de veiller au bon déroulement de la manifestation.
Le Service de protection devient malheureusement de plus en plus distant des étudiants. Lors d'une demande d'entrevue, La Rotonde s'est rendue compte que le Service n'accorde plus des entrevues aux journaux étudiants en personne, uniquement par courriel - ce qui cause un malaise parmi les journalistes. De plus son rôle parmi la communauté devient de plus en plus ambigu. L'incident survenu cet après midi le prouve.
Instigateurs ou protecteurs?
Mise à jour 23h16: Maclean's OnCampus continue de couvrir la campagne "On décode", voir ici et ici.
Un mois pour Patry...et après?
Le mandat de Gilles Patry arrive à échéance le 30 juin prochain. Plusieurs candidats ont été pressentis pour lui succéder à la tête de l'Université. Citons ici John McCallum, ancien ministre libéral et Benoît Pelletier, actuel ministre dans le cabinet de Jean Charest. Tous ont décliné les offres.
J'en discutais avec une étudiante durant la manif de cet après-midi... N'y a-t-il pas là quelque chose d'inquiétant de voir qu'aucun candidat n'est présentement sélectionné pour le rectorat l'an prochain? La question est d'autant plus préoccupante puisqu'elle risque d'avoir un impact direct sur la version finale du code de conduite personnel qui sera présentée au Bureau des gouverneurs et au Sénat de l'Université en automne prochain.
Des rumeurs circulent voulant que ce soit Robert Major, actuel vice-recteur aux études, qui sera nommé recteur par intérim.
Contre-proposition de la FÉUO
Voici la contre-proposition présentée aujourd'hui par la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa :- Rejeter l'idée d'un Code de conduite personnelle des étudiants;
- Créer un poste d'ombudsman, agissant comme instance impartiale de résolution des plaintes;
- Étendre le Règlement 110, qui protège les étudiants diplômés contre la discrimination et le harcèlement psychologique, aux étudiants de premier cycle, par souci d'équité;
- Adopter une déclaration des droits des étudiants, qui incluerait le droit à une éducation de qualité, la liberté d'expression et la liberté d'association;
- Faire en sorte que l'adoption ou la modification de toute politique affectant les droits étudiants soit négociée avec les associations étudiantes et approuvée démocratiquement par les étudiants.
Rappelons également que la création d'un poste d'ombusman avait fait l'objet d'un référendum auprès des membres de la FÉUO en février dernier, lesquels s'étaient majoritairement prononcé en faveur.
Manisfestation étudiante au pavillon Tabaret

Mireille Gervais, coordonnatrice du Centre de recours étudiant de la FÉUO, et Federico Carvajal, vice-président aux services de la GSAÉD, ont pris la parole pour appeler au rejet du projet de code de conduite et s'opposer à une simple révision de celui-ci.
Les étudiants ont par la suite envahi les trois étages du pavillon Tabaret, alors que des membres du Ottawa Music Collective prenaient place sous la rotonde. Victor Simon, vice-recteur aux ressources, a par ailleurs fait une brève apparition, se faufilant à travers le groupe de manifestants pour rejoindre le bureau du recteur Gilles Patry.
La foule s'est finalement dispersée vers 14h30. Le Service de protection n'a pas eu à intervenir, bien que quelques agents supplémentaires aient été appelés au deuxième étage par mesure de prévention. Les examens qui se déroulaient au troisième étage ont toutefois été perturbés, menant à des changements de salle.
Le Code: La Rotonde rencontre Feldthusen
Photo par Jason A. Chiu
jeudi 24 avril 2008
Un code de conduite à la faculté de médecine?
Sous l'impulsion du code de conduite
Aux dernières nouvelles, l'Université faisait marche arrière dans le processus d'adoption du code de conduite, lequel, croyait-on, devait être présenté au Bureau des gouverneurs et au Sénat au cours du mois de mai prochain. Dans un courriel envoyé à l'ensemble du corps étudiant le 17 avril dernier, l'Université précisait que la version définitive du code serait présentée aux deux instances à l'automne 2008 par souci de consulter les étudiants préoccupés par cette nouvelle mesure. La période de consultation auprès des étudiants initialement prévue jusqu'à la fin du mois d'avril a également été prolongée jusqu'en septembre prochain.
L'ébauche qui avait été soumise la semaine dernière à Pam Hrick et Marc Doumit, présidant respectivement la FÉUO et de la GSAÉD, avait vite fait de se retrouver entre les mains de toute la communauté universitaire. Plusieurs étudiants ont vivement condamné le contenu du document, jugeant qu'il portait atteinte à la liberté d'expression et au droit de manifester. Nombreux parmi eux entendent toujours faire valoir leur mécontentement avant son adoption.
Une couverture complète des évènements disponible sur le site du Mcleans.


